Dorothée était là dès le début de l’aventure Silicon Salad, soit il y a 13 ans. En 2020, après avoir participé à trop de projets pour les compter et revêtu moult casquettes dont celle de Directrice de Clientèle, l’écolière qui préférait crayonner des silhouettes sur ses cahiers plutôt que d’y noter ses leçons est finalement revenue à son premier amour : le design graphique. Audacieuse, ambitieuse et surtout passionnée par tout ce qui touche à la création, Dorothée sait qu’elle n’arrêtera jamais le flot artistique qui tourbillonne en elle et alimente son quotidien ainsi que celui de toute sa petite famille.

Peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

J’ai 37 ans, je suis maman de deux enfants et mariée à un guitariste passionné de musique. Chez nous, c’est un peu la maison des artistes – la création musicale, graphique, esthétique nous anime au quotidien ! En ce qui concerne mon parcours, je pense qu’il est le fruit de mon envie et mon besoin d’apprendre et de me surpasser en permanence. Depuis toute petite, j’ai toujours passé mon temps à dessiner – y compris en cours ! J’ai toujours rêvé d’être styliste-modéliste. Vers l’âge de 12 ans, je me suis prise de passion pour la haute-couture. Je voulais devenir le nouveau Jean-Paul Gaultier, et je passais mon temps à dessiner des silhouettes, des vêtements…

Une fois mon BAC en poche, j’ai donc intégré LISAA à Paris pour faire une prépa de stylisme-modélisme. Mais au bout de quelques mois, j’ai réalisé que ce n’était pas fait pour moi. Très vite, j’ai découvert l’envers du décor de ce milieu. Mon rêve s’est un peu effondré, j’ai donc pris un virage en cours d’année et j’ai commencé à travailler sur un projet qui n’avait rien à voir avec ce que mon jury attendait, à savoir un travail de communication global (pochettes, affiches, flyers, scénographie…) pour un groupe de metal lillois. Un book que j’ai présenté lors de mon examen de fin d’année, et qui m’a valu d’être orienté – et admise – en section Design graphique. Dès les premiers cours, j’ai eu une véritable révélation. J’ai adoré tout ce que j’étudiais : la typographie, le graphisme print, web… A tel point que je suis devenue hyper bosseuse !

J’ai été diplômée en 2005, et je suis rentrée à Lille pour effectuer mon stage de fin d’études aux côtés de Philippe Macquet chez Maquet infographie. A la suite de ce stage, j’ai été embauchée en CDD puis en CDI. C’est à ce moment-là que j’ai réellement découvert le web car à l’époque, ma formation était encore très axée print. J’ai fait mes armes dans le e-commerce dès 2006 en travaillant pour des enseignes telles que JEF Chaussures, Montres and Co, le Groupe Ramery. A cette époque, Philippe et Olivier, en plus d’être bons amis, travaillaient régulièrement ensemble pour associer leurs compétences respectives. De cette collaboration est né Silicon Salad en août 2008, et j’ai suivi l’aventure…

Quelle a été ton évolution chez Silicon Salad au cours de toutes ces années ?

En 2011, je suis devenue Directrice Artistique, et en 2014, je suis passée Responsable du Studio. J’ai alors encadré l’équipe du Studio et géré le recrutement, les budgets, le management… Puis en 2016, j’ai souhaité développer l’offre WordPress. J’aimais beaucoup le champ d’expression artistique qu’offrait la solution, le fait de pouvoir davantage travailler les contenus, m’éloigner un peu du e-commerce… Les clients ont vite été au rendez-vous, et les projets se sont multipliés. Fin 2019, je suis devenue Directrice de clientèle et Responsable de l’équipe web. Enfin est arrivée l’année 2020. Année durant laquelle j’ai commencé à réaliser que je m’étais un peu (trop) éloignée de ce qui me plaisait, de ce qui me faisait vibrer au départ : la création.

À la suite du premier confinement, j’ai fait un burn out. Du jour au lendemain, j’ai dû tout stopper. Un choc très difficile à vivre et accepter sur le moment – notamment étant donné mon très fort engagement vis à vis de Silicon Salad – mais dont l’issue a été positive. Après avoir sorti la tête de l’eau, j’ai démarré un bilan de compétence avec Alice Senlis à Lille. Un travail qui m’a énormément appris sur moi-même, et grandement aidé à appréhender la suite de ma carrière. A mon retour, Olivier m’a donné l’opportunité de recommencer à faire ce que j’aimais, de retrouver mes premiers amours. Aujourd’hui, je me concentre sur le design, et j’en suis très heureuse !

Qu’est ce qui t’anime le plus dans ton métier ?

Ce qui m’anime au quotidien, c’est explorer, apprendre et créer. C’est mon opium, je n’arrive pas à m’en passer !

J’aime m’inspirer de tout ce qui m’entoure, découvrir de nouvelles choses : j’ai une soif d’apprendre et de comprendre, et je me nourris quotidiennement de beaucoup de choses qui me servent dans mon métier de designer. Pour chaque nouveau client, je dois apprendre à connaître une nouvelle activité, son fonctionnement, ses problématiques… Je m’enrichis donc continuellement de ces nouvelles expériences et je me sers aussi de ce que je connais déjà. J’ai également un fort goût pour le challenge. Je pars du principe que rien n’est acquis, et j’ai donc toujours à cœur de surprendre, créer la bonne impression, atteindre les objectifs qui me sont fixés – et si possible les dépasser !

Parlons de ton “processus créatif” : comment t’y prends-tu au début d’un projet ? Où puises-tu ton inspiration ?

Je mène une veille constante afin de me tenir informée des dernières tendances non seulement web mais je ratisse très large esthétiquement parlant (déco, mode, print, couleurs, typographies, photo, réseaux sociaux…) Lorsque j’amorce un projet, je commence par écouter, connaître mon client (histoire, personnalité, valeurs, envies, besoins et objectifs…) Ensuite, je fais un tour d’horizon des concurrents. J’essaie de sortir du cadre pour découvrir ce qui se fait dans d’autres secteurs d’activité plus ou moins proches.

Surtout, j’essaie de comprendre et d’interpréter l’essence même de mon client : qui il est, comment il aimerait être perçu par son public cible. A partir de là, deux cas de figure : soit je pars d’une charte existante et je l’adapte aux contraintes du web, soit (ce que je préfère), je pars d’une feuille blanche. Lorsque l’on part de zéro, chaque choix doit exprimer quelque chose. J’accorde une attention toute particulière à la typographie et à son utilisation. Une fois les grandes lignes graphiques définies, je me mets à la composition.

Comme je l’ai appris aux cours de mes études en histoire de l’art, rien ne doit être laissé au hasard : le travail de structuration d’un site, d’une page et la chorégraphie des contenus sont un travail de chef d’orchestre, et tout l’enjeu est de conjuguer les différentes expertises pour aboutir à un résultat harmonieux et de qualité. Sur la plupart des projets WordPress, Lucille s’occupe du SEO, Liza des contenus, et Julien et Louis de tous les aspects techniques.

Pour terminer, je travaille en musique : selon le sujet et le moment de la journée, je sélectionne ce que j’écoute, et ça rythme mon inspiration !

Qu’aimes-tu faire dans ton temps libre ?

Lorsque j’ai du temps libre, j’occupe le moindre temps mort à concevoir, cuisiner, fabriquer, chiner, décorer, imaginer… Plus que tout, j’aime m’occuper de mes enfants et partager avec eux mon goût pour la créativité. En ce moment, j’explique à ma fille de 9 ans les mouvements artistiques et j’organise toutes sortes d’ateliers créatifs. Je conçois également des affiches d’arts car je n’aime pas l’idée d’avoir la même chose que tout le monde dans mon intérieur. Étant passionnée de décoration, je passe mon temps à (re)décorer ma maison, m’occuper de mon jardin, agencer les pièces… A mes heures perdues, j’apprécie cuisiner. J’ai d’ailleurs découvert et adopté HelloFresh, un nouveau concept de box à cuisiner et grâce auquel j’apprends à cuisiner des plats du monde !

Enfin, je suis aussi une grande fan de volley-ball. J’en ai fait en club pendant des années. J’ai un fort goût pour la compétition, et ça se voit sur un terrain de volley !

La question de Louis : Avec la raclette, cornichons ou pas cornichons ?

Louis, les cornichons sont obligatoires avec la raclette – tout comme les petits oignons qui les accompagnent !

Ta question pour le prochain interviewé ?

Quelles sont les valeurs que tu veilles à incarner dans ta vie au travail ?