Originaire de Dunkerque, passionné d’informatique, de musique et de cinéma, Quentin s’est égaré dans l’ouest de la France le temps de finir ses études et de trouver l’amour, pour finalement revenir à la raison et dans son nord natal. Embauché par une grande agence en tant que développeur web, il gravit les échelons jusqu’à piloter les projets e-commerce de plusieurs retailers de renom. Aujourd’hui papa d’un petit Oscar, c’est au sein de l’équipe technique et aux côtés de Fleur et Pierre-Alexandre que Quentin assure le pilotage opérationnel de l’équipe technique, tout en rivalisant quotidiennement d’humour avec Carmine.

Peux-tu te présenter, me raconter ton parcours ?

Je n’ai jamais été très scolaire. J’ai eu un BAC Scientifique au rattrapage, et alors que je ne savais pas très bien quel métier je souhaitais faire. Après une année de licence en informatique à Dunkerque, j’ai entrepris un BTS en informatique de gestion – à Dunkerque également – où j’ai appris les bases du développement de logiciels et de sites web et de processus de projets informatiques. J’avais trouvé ma voie. J’ai obtenu mon diplôme haut la main, et ai décidé de poursuivre mes études avec une formation en alternance. Mon objectif était d’approfondir mes connaissances en développement et en management de projets. J’ai trouvé une formation à Châteauroux – ville que je ne recommande pas – et je me suis retrouvé en colocation à Orléans, à prendre le train deux semaines par mois pour me rendre en cours à la Chambre de Commerce de Châteauroux, et ma voiture les deux autres semaines pour me rendre à Chartres où j’effectuais mon alternance. C’était très fatigant mais j’ai survécu – pas ma voiture. Pour ma dernière année d’alternance, j’ai rejoint IBM puis une entreprise de textile à Tours, où j’ai rencontré ma compagne actuelle.

Une fois mon diplôme de responsable des systèmes d’information en poche, j’ai eu envie de rentrer à Lille. J’ai été contacté par Pictime Groupe, que j’ai rejoint deux semaines plus tard en tant que développeur web. J’ai eu l’opportunité de passer Responsable d’applications pour un compte sur lequel j’avais travaillé en tant que développeur, et petit à petit on m’a confié de plus en plus de sites tels que Rougegorge, Chausport, Jules, Brice, BizzBee, principalement sur les solutions Magento et Salesforce. Au cours de toute cette expérience, j’ai fait beaucoup d’erreurs, mais j’ai surtout appris énormément de choses. J’ai été très accompagné et on m’a vraiment laissé ma chance. Je remercie d’ailleurs grandement Pictime pour cela. Au fil des années et des projets, j’ai gagné en autonomie, peaufiné mon organisation, l’équipe avec laquelle je travaillais tournait, les clients étaient satisfaits…Au bout d’un moment, j’ai commencé à sentir que mon geste au travail devenait assez répétitif. J’ai eu envie d’un nouveau challenge. En Septembre 2020, j’ai rejoint Silicon Salad.

Quel est ton rôle chez Silicon Salad ?

En tant que manager de projets, mon rôle consiste à piloter, encadrer et animer une équipe de développeurs. Je veille à ce que chacun ait de quoi s’occuper – ce qui n’est généralement pas un souci ici – et que les engagements pris auprès de nos clients soient tenus, en respectant notamment le planning et les budgets préalablement fixés. Dans le même temps, je m’assure du bien-être de mon équipe et de mon propre bien-être. Mon objectif est que chacun puisse s’épanouir et avancer dans la direction qu’il ou elle souhaite pour sa carrière. Tous les développeurs n’ont pas le même profil. Certains sont des fonceurs tandis que d’autres sont plus en retenue, certains sont très confiants tandis que d’autres beaucoup moins, certains sont bavards tandis que d’autres sont plus introvertis… Mon rôle consiste à cerner les différentes personnalités pour comprendre où chacun souhaite aller, et à aider les uns et les autres à grandir dans l’entreprise.

Avec mon équipe et en tant qu’experts, nous avons aussi et surtout un devoir de conseil. Pour ma part, je suis le contact privilégié de nos clients. Je prends des engagements, j’assure la bonne tenue de leur budget et je veille à leur donner un maximum de visibilité tout au long de notre accompagnement… Mon parcours en e-commerce me permet de faire des retours d’expérience, et je dois notamment savoir lever des alertes, mettre le doigt sur ce qui ne va pas, organiser des réunions de crise lorsque cela est nécessaire…

Quels sont tes principaux challenges ?

Il y a un stress inhérent à ma mission. Nous travaillons pour des clients, et si Silicon Salad – par mon biais – fait une erreur, c’est tout un business qui peut être impacté. Ma responsabilité est assez importante dans la mesure où si je ne remplis pas ma mission, il y a un risque d’insatisfaction côté client. Il y a des périodes plus stressantes que d’autres – notamment lors de grosses échéances telles que la mise en ligne de sites e-commerce – pendant lesquelles je dois savoir être sur plusieurs fronts à la fois. Dans ces moments, la priorisation est clé. J’ai appris à faire des choix pour que tout aille pour le mieux, tant pour les clients que pour les équipes. Mais j’ai toujours à l’esprit que chaque choix que je fais implique des personnes et leur quotidien. Enfin, l’une de mes missions consiste à améliorer la productivité des équipes. L’objectif n’est pas de travailler toujours plus, mais plutôt de travailler mieux pour travailler moins. J’étudie la productivité grâce à plusieurs indicateurs, et il nous arrive régulièrement de nous réunir pour remettre en question des méthodes en place – qui ne sont pas toujours optimales – afin d’étudier les solutions capables de nous faire gagner du temps.

As-tu mis en place des astuces, des rituels pour t’aider dans ton organisation au quotidien ?

Au fil du temps et par la force des choses, j’ai acquis pas mal de réflexes qui m’aident au quotidien. J’ai par exemple appris à dire “stop” et à sortir la tête de l’eau, chose que je ne n’ai pas toujours su faire lorsque c’était nécessaire. Quand je me sens en difficulté dans une situation, j’ai pris l’habitude de solliciter une personne extérieure. Cela m’aide beaucoup à relativiser. J’y gagne en objectivité, et cela me permet de prendre des décisions nettement plus éclairées. Au quotidien, les outils tels que Slack et surtout Jira facilitent grandement la collaboration et nos processus de travail. Cela me permet de collaborer sereinement et offre à toute l’équipe une visibilité très nette sur les différentes étapes d’un projet. Sans les bons outils et les bons process, il est facile de se retrouver noyé sous les mails, les appels téléphoniques et des tickets dispersés à gauche et à droite. La charge mentale peut devenir ingérable. En centralisant tout dans Jira, on ne perd jamais le fil et on est certains de répondre aux standards de qualité que l’on s’est fixés. A n’importe quel moment, on est en mesure de voir où en est qui sur chaque sujet. Toutefois, on veille à toujours conserver le juste équilibre entre simplicité et contrôle pour que ces outils ne deviennent jamais des contraintes, ni pour les équipes ni pour les clients.

Pourquoi aimes-tu travailler chez Silicon Salad ?

J’aime travailler chez Silicon Salad pour les mêmes raisons qui m’ont attirées au départ. J’apprécie travailler dans une entreprise à taille humaine car j’ai plaisir à me lever le matin en connaissant toutes les personnes que je vais retrouver. Mon métier étant relativement stressant, cela m’aide beaucoup de savoir que je peux compter sur mes collègues tant pour travailler que pour décompresser. Je pense pouvoir dire que chez Silicon Salad, on rit autant que l’on est sérieux dans notre travail. On se connaît tous, si bien que je ne crains jamais de me retrouver seul à la pause café ou au déjeuner par exemple. On a par ailleurs la chance de travailler dans un très beau cadre, et je suis très reconnaissant du travail que fait Margot au quotidien et qui nous vaut d’être fortement jalousés par les personnes qui nous rendent visite ! Je fais beaucoup de route pour venir et bien que si je le souhaitais je pourrais faire davantage de télétravail, je choisis de venir au bureau le plus souvent possible pour toutes ces raisons. Depuis mon arrivée, je sens que l’on m’accorde une grande confiance. Je me suis senti attendu, écouté dès le premier jour. Surtout, toute l’équipe technique a été force de proposition et a accueilli la nouvelle organisation sans résistance, ce qui est rare. Enfin, j’apprécie beaucoup le fait que nos directeurs soient si proches de nous car je trouve cela stimulant et très fédérateur au quotidien.

Quels sont tes passe-temps en dehors du travail ?

J’aime énormément la musique. Avant la crise, je fréquentais beaucoup les concerts et les festivals. Je suis plutôt ouvert mais ce qui m’a toujours le plus amusé est le métal dont j’aime la philosophie. Je joue de la guitare – auparavant en groupe, désormais tout seul –  et les confinements ont été l’occasion d’apprendre à jouer du piano grâce une application géniale : Simply piano. J’aime aussi beaucoup les spectacles d’humoriste et le cinéma.

La question de Carmine : Quel est le secret de l’univers ?

42.

Ta question pour le prochain interviewé ? 

Si tu devais vivre à une époque, laquelle serait-ce et pourquoi ?