Grégoire est arrivé chez Silicon Salad à 22 ans en tant que stagiaire… Et n’est jamais reparti ! Ruby, Magento, AWS, Golang… Depuis 2 ans, porté par son envie d’apprendre et un besoin de nouveauté insatiable, Grégoire évolue avec brio de techno en techno, de projet en projet. Amateur de bonne bière, faussement réservé et surtout très drôle, il occupe son temps libre en s’adonnant à ses passions pour le sport, les jeux vidéos et l’informatique… Découvrez son interview.

Peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Je m’appelle Grégoire, j’ai 24 ans. Après l’obtention de mon Bac, j’ai entamé une formation en Développement informatique au sein de l’école Epitech à Lille. C’était un cursus en cinq ans, avec trois années basées sur une pédagogie par projet. Au lieu d’avoir des cours et des partiels, chaque année était rythmée par des travaux pratiques et des sujets à traiter sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Au bout de trois ans, j’ai obtenu un Bachelor. J’ai choisi d’effectuer ma première année de Bachelor à l’université de Stuttgart en Allemagne. L’occasion de retrouver – le temps d’une année – un système plus classique avec des cours et des partiels à la fin de chaque semestre. En parallèle de cette année à l’étranger, on démarrait un projet de fin d’étude appelé EIP, lequel se poursuivait sur la cinquième année. Enfin, j’ai effectué mon stage de fin d’études chez Silicon Salad.

A l’époque, l’entreprise étant satisfaite de mon travail, j’ai eu la chance de pouvoir signer un CDI tout de suite après mon stage. Au départ, ma mission était de m’occuper des sites Ruby, en binôme avec une autre personne qui a finalement quitté l’entreprise. Je me suis donc rapidement retrouvé seul en charge de tous les anciens sites, ce qui s’est avéré très formateur. J’ai par la suite eu l’occasion de faire plein de choses différentes. J’ai notamment été en charge de gérer nos services d’infrastructure serveurs chez Amazon. J’ai également fait de l’applicatif sur AWS dans le cadre d’un projet pour l’entreprise Picard Serrures, et un peu de Golang, une autre techno, pour notre client historique Jef Chaussures. Actuellement, je développe un site en Magento 2, en PHP. C’est une première pour moi, mais ça se passe bien !

Est-ce difficile de passer d’une techno à une autre ?

Je crois que c’est moins difficile qu’on ne l’imagine. En tant que développeur, on doit aimer apprendre et savoir s’adapter. Passer d’une techno à une autre n’est pas si compliqué que ça à partir du moment où l’on possède les fondamentaux techniques. Cela demande bien-sûr du temps, mais on ne repart jamais de zéro, et on finit toujours par se familiariser avec les nouvelles technologies. Personnellement, j’ai déjà travaillé avec plein de technos différentes, et je continue à le faire dès que je peux, sur mon temps libre.

Qu’est ce qui te plait le plus dans ton métier de développeur ?

Le fait que tout bouge en permanence. On n’a pas le temps de se reposer ni de s’ennuyer tant les technologies évoluent vite et sans cesse. J’ai tendance à me lasser assez rapidement, et pour cette raison je ne pourrais pas travailler sur une même techno toute ma vie. Ça ne me dérange pas de travailler sur une solution pendant plusieurs années, tant que j’ai la possibilité de m’épanouir en travaillant sur d’autres technos en parallèle.

Dirais-tu que le métier de développeur est un “métier passion” ?

Oui, je pense que le métier de développeur va souvent de pair avec une passion pour l’informatique. Je crois du moins que pour être performant dans un domaine qui évolue aussi rapidement tout le temps, il faut être un minimum passionné. C’est aussi pour cela – à mon sens – que tout le monde ne peut pas être développeur.

Quels sont les principaux challenges auxquels tu fais face au quotidien ?

Dans mon métier, le challenge principal est de produire un code qui, au delà de fonctionner, soit de qualité et durable, et ce dans des délais parfois… serrés ! Produire un code qui fonctionne est à la portée de tout développeur qui détient certaines bases. Pour le reste, c’est plus compliqué !

Par ailleurs, je trouve qu’il est parfois compliqué d’expliquer et de faire comprendre certaines problématiques que je rencontre à mes collègues qui ne font pas le même métier que moi. En tant que développeur, on est naturellement en première ligne lorsque quelque chose ne fonctionne pas. Parfois, le problème vient effectivement d’une erreur dans le code. Mais ce n’est pas toujours le cas ! Alors, mon challenge est d’expliquer à des personnes qui ne sont pas du tout du même métier pourquoi il y a eu tel ou tel problème et pourquoi non, ce n’est pas – uniquement – lié à un souci dans le code. Il en va de même lorsque je m’adresse à nos clients. Cela reste difficile pour moi de n’utiliser aucun terme technique. Mais je travaille beaucoup dessus !

Quel est ton regard sur le télétravail et la nouvelle organisation au sein de l’entreprise ?

Je trouve que dans le métier de développeur, le télétravail change peu de choses. C’est bien-sûr toujours plus facile – et plus sympa – d’expliquer ce que l’on a fait de vive voix plutôt que par écrit et à distance. Mais mis à part cela, travailler chez moi m’offre un certain confort dans la mesure ou cela supprime tout ce qui pourrait venir me parasiter dans la journée, et me permet ainsi de me concentrer davantage sur mon travail. Et concrètement, que je sois au bureau ou chez moi, tout ce que je code est mis en ligne !

Ceci étant dit, je crois quand même que sur la durée, le télétravail peut engendrer une certaine rupture du lien social et nuire à la cohésion d’équipe. Dans une structure à taille humaine comme Silicon Salad, je ne suis pas certain qu’il soit pérenne d’instaurer un télétravail généralisé sur le long terme.

Personnellement, je suis pour un modèle de liberté et de flexibilité totales. Simplement, pour que ce modèle hybride fonctionne, il faut que tous les collaborateurs se responsabilisent. Les prochains mois nous diront si c’est le cas !

En dehors du travail, quels sont tes passe-temps ?

J’aime beaucoup faire et regarder du sport. J’ai fait pas mal d’arts martiaux, dont de la boxe thaï – qui a été complètement interdite pendant la crise sanitaire – et j’aime également les sports collectifs comme le basket – qui a aussi été interdit à la pratique occasionnelle ! Bilan des courses : j’ai dû tout arrêter du jour au lendemain et je n’ai pas fait de sport pendant un an et demi. Mais je reprends doucement. Ce que j’aime particulièrement dans le combat, c’est la confrontation directe et sans excuses. Si je perds, c’est de ma faute et personne d’autre. Ni celle de mes coéquipiers puisque je n’en ai pas, ni celle de l’arbitre. J’aime bien la philosophie derrière ce sport, et le fait que ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne mais parfois le plus intelligent ou le meilleur techniquement. Il faut être fort physiquement, mentalement, mais également savoir accepter la défaite et reconnaître ses erreurs avec humilité.

La question de Mathilde : quelle célébrité, vivante ou non, rêverais-tu de rencontrer et pourquoi ?

Je suis passionné d’histoire, et il y a une personne avec laquelle j’aimerais beaucoup discuter : Charlemagne. Je me demande toujours : Comment étaient ces grands hommes ? Quel était leur état d’esprit ? Comment étaient-ils pour devenir les leaders et les figures historiques qu’ils sont encore aujourd’hui – des milliers d’années plus tard ? Je voudrais comprendre quel était le profil de Charlemagne et ce qui l’a mené à ce parcours de vie. Je pense que ma curiosité vient aussi du fait que les écrits que l’on étudie à l’école sont en partie subjectifs dans la mesure où ils sont le reflet de ce que ceux qui ont témoigné à l’époque pensaient de ces personnalités. Certains ont dépeint Charlemagne comme un monstre, d’autres l’ont glorifié… J’aimerais me faire mon propre avis sur le personnage !

Ta question pour le prochain interviewé ?

Si tu étais un sport, serais-tu un sport individuel ou collectif et pourquoi ?