Aujourd’hui plus que jamais, les consommateurs expriment leurs convictions par le biais de leurs achats. Comme nous l’évoquions dans cet article publié en Janvier, le marché de l’occasion compte parmi les grandes tendances e-commerce de cette année. Historiquement représenté par des acteurs tels que Vinted, Leboncoin ou Selency, le commerce circulaire en ligne s’étend désormais aux marques, fabricants et distributeurs français de tous secteurs et de toutes tailles. Décryptage d’un phénomène parti pour être tout sauf éphémère.

Qu’est ce que le commerce circulaire ?

L’économie circulaire est un concept économique qui met en avant une production de biens et services soucieuse de l’environnement. L’économie circulaire fait partie intégrante du développement durable. Le concept puise son inspiration dans les notions d’économie verte, d’économie de l’usage, d’économie de la performance et de l’écologie industrielle.

La planète au cœur de toutes les préoccupations

Selon Havas Media, 70% des français aimeraient changer radicalement leur manière de consommer. 43% attendent des entreprises qu’elles rendent compte de leur impact environnemental. Le gouvernement français quant à lui exige désormais des entreprises que ces dernières se conforment à la loi sur la lutte contre le gaspillage et en faveur de l’économie circulaire. Meilleure information du consommateur, tri des emballages, efforts sur la composition et l’origine des produits mais aussi indices de durabilité ou de réparabilité font partie des nouvelles contraintes à respecter.

L’engagement des consommateurs exacerbé par la crise sanitaire

Côté consommateurs, l’engagement pour le développement durable et les valeurs partagées par les enseignes entrent de plus en plus en compte dans le processus d’achat. La crise sanitaire et plus concrètement les confinements successifs ont déclenché un mouvement d’achat très fortement fondé sur des convictions. Il ne s’agit plus seulement d’acheter des produits qui nous plaisent, mais aussi de soutenir, autant que possible, les entreprises dont nous partageons les valeurs ou encore les commerces de proximité et les produits locaux.

En parallèle, la crise sanitaire a contraint les fabricants et les distributeurs à faire des efforts en termes de sourcing de matières et de produits, à privilégier les circuits courts et à amorcer leurs transformations digitales plus rapidement que prévu.

Le marché de l’occasion étendu à tous les secteurs

Si l’on associait jadis le marché de l’occasion à quelques secteurs seulement – l’automobile, le livre – il couvre désormais un spectre de produits bien plus large. Le mobilier, les objets de décoration ou encore le prêt-à-porter comptent parmi les achats de seconde main les plus plébiscités par les consommateurs Français. De nombreuses entreprises s’appliquent ainsi à transformer ce qui aurait pu devenir une contrainte en un formidable accélérateur de business.

Non à la “fast fashion”, oui à la seconde main !

Les préjugés portant sur les vêtements et les chaussures de seconde main appartiennent désormais au passé. Selon un rapport récent de la plateforme de revente ThredUp, le marché s’est développé 21 fois plus rapidement que le commerce de détail de vêtements de première main au cours des trois dernières années. Pour cause, L’IFM (Institut français de la mode) évalue le marché du vêtement d’occasion à plus d’un milliard d’euros.

La prise de conscience des consommateurs au cours de ces dernières années a encouragé la sphère de la mode à s’adapter et à développer de nouvelles offres. Des petites marques aux sites spécialisés, en passant par les grands groupes de luxe, la seconde main se révèle et s’impose en parfaite alternative à la fast fashion. C’est donc une sorte de cercle vertueux qui s’est progressivement mis en place dans la mesure où cette transition éco-responsable est largement encouragée par l’essor de nouvelles plateformes de vente de seconde main qui invitent les consommateurs à faire évoluer leur comportement d’achat, et vice-versa.

A l’origine du phénomène, quelques géants

Le marché de la seconde main a longtemps été l’affaire de quelques grands groupes tels que Vide Dressing, Vinted ou encore Vestiaire Collective. Grâce à ces plateformes, la seconde main est devenue un réflexe pour toute une génération de consommateurs. Parmi les principales motivations des utilisateurs, le gain financier mais pas que ! Les boutiques en ligne de seconde main sont aussi pour beaucoup de consommateurs le symbole de leur passage à un mode de consommation plus responsable, lequel privilégie les achats d’occasion plutôt que neufs.

Les marques se laissent séduire à leur tour

Progressivement, les grands groupes se sont à leur tour laissés tenter par la seconde main. Ce fut par exemple le cas de la marque de luxe Gucci qui décide en 2020 de s’associer à la plateforme de revente The Real Real. Face à l’intérêt grandissant de sa communauté pour les achats d’occasion, la plateforme Zalando a également récemment lancé, directement sur son site e-commerce, un espace dédié à la mode d’occasion.

Les clients de La Redoute peuvent désormais accéder à partir du site à un nouvel espace dédié aux produits de seconde main baptisé “La Reboucle”. Grâce à ce nouveau service CtoC, La Redoute souhaite proposer des solutions innovantes et adaptées à ses clients, mêlant démarche RSE et amélioration du pouvoir d’achat.

Enfin, même sur Instagram, des modeuses spécialisées dans la seconde main habillent leurs comptes de leurs dernières trouvailles en friperies. Un nouveau genre de boutiques en ligne qui se multiplient et dont le nombre d’abonnés ne cesse de croître, signe que la demande est bien présente.

Chez Silicon Salad, nous avons la conviction que de plus en plus de marques – quelles que soient leurs tailles – vont intégrer la seconde main au sein même de leur structure d’entreprise. Le sujet vous intéresse et vous souhaitez en discuter ? N’hésitez pas à nous contacter !