Face à l’envolée des réseaux sociaux ces dernières années – laquelle s’est accentuée avec la crise sanitaire – de plus en plus d’entreprises ont décidé d’y vendre directement leurs produits. On appelle cela le Social Shopping, Social Selling ou Social Commerce. Concrètement, il s’agit de l’alliance des réseaux sociaux et du commerce. Mais quelle est l’origine de cette nouvelle approche et pourquoi peut-elle offrir une expérience d’achat de plus en plus optimisée à vos acheteurs ?

Le social commerce signifie la possibilité de promouvoir et de vendre des produits sur des plateformes sociales. Cette technique de vente présente le (très) gros avantage de supprimer les étapes intermédiaires entre le moment où naît le désir pour un produit et celui où a lieu la transaction, et ce grâce au fait de proposer des parcours d’achat sans rupture. Lorsque l’utilisateur rencontre une image ou une vidéo sur les réseaux sociaux, il a la possibilité d’acheter immédiatement, en quelques clics – sans quitter la plateforme sur laquelle il se trouve.

Le Social Shopping s’appuie sur tout ce qui fait la puissance des réseaux sociaux :

  • Le contenu
  • L’engagements des utilisateurs
  • La communauté
  • L’expérience client
  • Le volume d’utilisateurs actifs (2,4 milliards pour Facebook, 2 milliards pour YouTube et plus d’un milliard pour Instagram)

Une tendance venue de Chine

Le Social Shopping fait d’abord son apparition sur le marché chinois. Depuis 2015, le e-commerce chinois connaît une très forte croissance. Si au départ le secteur était contrôlé par quelques géants (AliBaba, TMall, TaoBao ou encore Jingdong), très tôt les réseaux sociaux ont eux aussi réussi à tirer leur épingle du jeu. Pour cause, selon une étude menée par la Fevad, les ventes liées au Social Shopping en Chine atteindront près de 250 milliards de dollars cette année soit, 12% des ventes e-commerce totales dans le pays !

Ce que proposent les divers réseaux sociaux

Sur Facebook, les marques ont la possibilité de créer une « fan page » sur laquelle sont placées des images, des vidéos et des textes. L’interaction directe avec les clients est possible grâce à Messenger, ainsi que l’intégration de boutons d’achat, puissant leviers de conversion. Enfin, les publicités dynamiques permettent aux marques de personnaliser le contenu et les promotions pour chaque utilisateur.

Sur Instagram, il est possible de poster des photos, des clips et de faire du storytelling via des stories Instagram ou Instagram TV App (IGTV). Instagram Shopping est une fonctionnalité de vitrine pour les marques. Ces dernières ont la possibilité de diffuser leurs produits dans leurs publications ou leurs stories, ainsi que dans la fonctionnalité de recherche de la plateforme.

Du côté de Pinterest, les marques peuvent proposer des images, des carrousels ou des vidéos directement liés à leur boutique en ligne. La plateforme possède aussi une fonctionnalité permettant d’intégrer le catalogue tout entier des marques sur la plateforme, avec les descriptions de chaque produit et des renvois sur le site e-commerce.

Quant à SnapChat, la plateforme propose différents formats tels que le Dynamic Product Ads, une fonctionnalité qui permet aux marques de créer des campagnes en temps réel sur la base de leurs catalogues produits, et pour lesquelles l’algorithme se charge d’optimiser et de personnaliser les mises en avant (en fonction de ce que regarde chaque utilisateur).

Les principaux avantages du social shopping

Le Social Shopping apparaît donc comme un nouveau canal de vente relativement simple à activer et qui assure, sous réserve d’être judicieusement orchestré, interactions, visibilité et ventes. Dans la mesure où le Social Shopping s’insère au cœur de la vie sociale des clients des marques, il offre l’assurance d’une expérience client fluide et sans rupture.

Les algorithmes intégrés aux plateformes permettent aux marques de bénéficier d’un ciblage très précis, tout en maîtrisant les budgets alloués aux campagnes de type Social Ads.. En effet, grâce à un ensemble de critères très pointus, les utilisateurs ne se voient proposer uniquement des contenus susceptibles de les intéresser. Pinterest, par exemple, utilise l’intelligence artificielle et plus particulièrement l’analyse visuelle pour remonter les bonnes épingles auprès des utilisateurs.

Enfin, les marques ont la possibilité d’entrer en interaction directe avec leurs clients et leurs prospects. Les échanges ayant lieu en commentaires et les avis clients déposés directement au sein des plateformes sont de très puissants leviers de conversion. Les utilisateurs ayant pris l’habitude de taguer leurs amis sur les contenus qui les intéressent offrent aussi aux marques des informations décisionnelles considérables. Car outre les ventes qu’ils génèrent, les réseaux sociaux sont une mine d’information pour permettre aux marques d’accroître leur connaissance clients, et donc d’affiner leur relation avec ces derniers.

 

L’appétit des marques pour les réseaux sociaux n’est pas nouveau. Ce qui est l’est cependant, c’est la diversité des solutions technologiques pour transformer une simple plateforme sociale en boutique e-commerce. Charge aux marques de garder le contrôle sur ces clients et ne pas oublier leur propre site e-commerce, au risque de devenir trop dépendantes d’un seul canal de vente. Ainsi la meilleure stratégie demeure, encore et toujours, l’omnicanal !