Depuis son avènement début 2020, la crise sanitaire nous a imposé d’adapter en permanence nos comportements. Afin d’analyser l’impact de celle-ci sur le comportement des Français et plus particulièrement dans le cadre de leurs achats en ligne, un dispositif de suivi particulier a été mis en place par Médiamétrie et la Fevad (La Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Dans cet article, nous vous présentons les principales observations qui sont ressorties de cette étude. Bonne lecture !

Une nette hausse des achats en ligne

La crise sanitaire a largement influencé nos habitudes d’achat. Les études montrent en effet un renforcement de l’achat en ligne pendant toutes les périodes de confinement, et même sur la période post confinement. Ce phénomène a été particulièrement favorisé par la fermeture des magasins non-alimentaires et par le souhait des consommateurs de se protéger contre le risque sanitaire. La tendance est particulièrement observée chez les femmes, les CSP+ et les populations les plus jeunes.

Dans une moindre mesure, d’autres facteurs ont été évoqués, comme le fait de s’équiper pour télé-travailler ou afin de permettre aux enfants de suivre leurs cours. En synthèse, l’achat en ligne, bien que déjà adopté par une majorité d’internautes avant la crise sanitaire, a été pour les e-acheteurs une solution pratique et sécurisée pour effectuer leurs achats.

Le commerce en ligne au secours des magasins physiques

Les ventes en ligne des grandes enseignes et des magasins physiques ont progressé de 53% en 2020, avec notamment des pics à +100% pendant les confinements grâce aux livraisons à domicile et au développement du click-and-collect (découvrez notre article sur le sujet !).

Ainsi, le e-commerce a permis à bon nombre de commerces physiques – fermés au public – de conserver une activité commerciale et donc de maintenir un certain niveau de chiffre d’affaires. La progression sur les ventes en ligne a également profité aux marketplaces, lesquelles se sont avérées être des passerelles très intéressantes pour de nombreuses petites et moyennes entreprises. Celles-ci ont en moyenne progressé de 27% sur l’ensemble de l’année, soit deux fois plus qu’en 2019. Plus globalement, grâce à la digitalisation accélérée du commerce de détail, le chiffre d’affaires mondial pour les ventes en ligne en 2020 s’élevait à 112 milliards d’euros.

Mobile, ordinateur ou tablettes ?

Un deuxième phénomène observé sur cette période atypique est la baisse des achats via le mobile, au profit du recours à l’ordinateur. En effet, tandis qu’avant la crise, la part des achats sur mobile ne cessait de croître, on observe à l’inverse un retrait de ce mode d’achat pendant et après le confinement. Le recours à l’ordinateur a quant à lui progressé, et la tablette a elle aussi connu un léger rebond pendant le confinement (lequel s’est toutefois rapidement essoufflé). Notons néanmoins que ces tendances observent quelques disparités selon les populations ! Les plus jeunes par exemple maintiennent leurs pratiques d’achat sur téléphone mobile.

Ce recul du mobile – très probablement temporaire – peut s’expliquer par deux phénomènes :

  • Une disponibilité permanente de l’ordinateur du fait de la présence au domicile lors du confinement et même par la suite (avec le télétravail qui s’est poursuivi et se poursuivra sans doute pour de nombreux Français);
  • L’absence de certains achats a priori dévolus au téléphone mobile, qui ne se font plus en période de confinement ni même post confinement (billetteries en ligne par exemple).

Il y a fort à parier qu’une fois la crise sanitaire passée, l’écran mobile reprendra sa place dans le processus d’achat et notamment en termes de concrétisation de l’acte d’achat.

Une attente : le multicanal

La crise a renforcé l’attente des acheteurs en ligne (plus de 7 sur 10) d’avoir des commerces de proximité proposant une possibilité d’achat en ligne, avec une préférence pour la livraison à domicile. Une attente plus marquée chez les e-acheteurs de 35-49 ans (79%). Cette attente présente depuis le début du confinement et au-delà, marque bien l’intérêt des consommateurs pour une offre multicanal disponible chez des acteurs majeurs de la vente en ligne et qui, désormais, est attendue aussi chez leurs commerçants de proximité. A bon entendeur… 😉